Vitry-sur-Seine.

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Lucie Grunstein

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Lucie Grunstein, Ancienne élève des cycles de formation et d'insertion professionnelle, actuellement étudiante au CNSAD

QUEL A ÉTÉ TON PARCOURS ? DEPUIS QUAND FAIS TU DU THÉÂTRE ?

J’ai commencé le théâtre au lycée, à Victor Hugo. J’ai fait l’option lourde pendant tout le lycée, ainsi que l’option facultative pendant deux ans, en première et en terminale. Ensuite j’ai continué en Hypokhâgne option théâtre, au lycée Molière, et puis j’ai intégré le Studio de Formation Théâtrale au cycle de formation niveaux 1 et 2, puis le cycle d’insertion professionnelle. Ensuite, j’ai fait le conservatoire du 5ème arrondissement de Paris. L’année prochaine, je rentre au Conservatoire Nationale Supérieur d’Art Dramatique (CNSAD).

COMMENT AS TU ENTENDU PARLER DU STUDIO DE FORMATION THÉÂTRALE ?

C’est en passant le concours d’entrée à Asnières. J’avais raté le 1er tour de sélection, mais une des personnes du jury a donné mon nom à Florian Sitbon, le directeur du Studio de Formation Théâtrale, qui m’a ensuite appelée pour passer l’audition. Ensuite, je me suis renseignée sur l’école via le site internet.

QUE PENSES-TU DE TES ANNÉES PASSÉES AU STUDIO DE FORMATION THÉÂTRALE ? QU’EST-CE QUE TU AS APPRÉCIÉ LÀ BAS ?

D’abord, la diversité des enseignements : les cours de dramaturgie, d’interprétation, mais aussi de danse, d’acrobatie, de chant … J’y ai découvert une multitude de disciplines, et des professeurs passionnants. Ce qui me plaisait, c’était l’intensité des cours, notamment du fait que la formation soit de 25 heures par semaine. Il y a beaucoup de travail à fournir, les professeurs sont exigeants et pleinement impliqués. On se sent soutenus et encadrés, et ça donne envie de travailler. Et puis la salle du studio, en dehors des cours, est entièrement dédiée aux répétitions. Il y a vraiment le moyen de travailler de manière assidue.

QUE PENSES TU DE L’AMBIANCE EN GÉNÉRAL AU STUDIO ?

Ça dépend des années, des rencontres, des personnes avec qui tu es amené à travailler. Comme partout. Mais, dans le fonctionnement même de cette école, il y a des éléments qui sont fédérateurs, comme le fait que ce soit à Vitry : je mettais plus d’une heure pour m’y rendre, mais j’y restais du coup plus longtemps. Il nous est arrivé d’y répéter jusqu’à une heure du matin, d’y dormir, et d’y répéter de nouveau à 6h le lendemain, avant le début des cours.Aussi, le fait que l’école soit aux pieds d’une cité nous a permis d’inviter, lors de certaines représentations de nos travaux personnels de fin d’année (qui sont joués dans l’école même) des voisins, des gens qui n’étaient jamais, ou très peu, allés au théâtre. On se confrontait à d’autres points de vue, on se rencontrait, c’était la possibilité d’un échange.

DES COURS QUE TU AS APPRÉCIÉS PLUS PARTICULIÈREMENT ?

Entre autres, les cours de diction de Sabrina Baldassarra. Peut-être parce que l’apprentissage de la prosodie cornélienne, ou racinienne, ou claudélienne (ou hugolienne…) ne pouvait pas aller sans, justement, cette rigueur qui me plaisait. Chaque cours commence par un training physique pour pouvoir ensuite passer à du travail de scène, forts d’une technique nécessaire à porter la densité de ces langues. J’ai également suivi un atelier qui m’a beaucoup marqué, sur Beckett, avec Sandrine Lanno. C’est un auteur autour duquel elle a travaillé plusieurs fois, et son cours était passionnant. De même lors d’un court atelier autour de Prométhée de Müller, avec Nadine Darmon qui avait participé à la création française de cette pièce. Ces deux auteurs me passionnent toujours aujourd’hui, et c’est sans aucun doute du fait d’avoir pu les découvrir au travers du regard que ces profs leur portaient, les ayant traversés dans leur propre parcours, les considérant essentiels dans leur propre démarche artistique.

UN RÔLE OU UNE PIÈCE QUE TU AS TRAVAILLÉ(E), JOUÉ(E) ET QUI T’A MARQUÉ(E) ?

Plusieurs… Le rôle de Lechy, dans L‘Echange de Claudel, une actrice. C’est un rôlebeaucoup travaillé dans les écoles de théâtre, mais parce qu’il offre une énorme liberté de jeu. Elle oscille toujours entre des moments de représentation, et d’autres moments de totale mise à nu. J’ai pu expérimenter plein de registres différents, me libérer d’inhibitions. Et surtout c’était un plaisir incroyable de le jouer. Puis Hamlet est Mort, mis en scène par Emmanuel Vérité et Claire Lamarre. Cette pièce n’avait jamais été jouée en France, et donc c’était un vrai travail de création autour de la langue. On n’avait pas d’exemple connu de ce que la pièce pouvait donner. Et les professeurs avaient réussi à fédérer tout le monde autour du projet, il y avait une vraie sensation de groupe. Et surtout il y a les spectacles qu’on crée entre nous, les projets personnels, comme l’adaptation du Horla, à l’initiative d’une amie qui avait des envies de mise en scène. C’était notre première expérience, quasiment à tous, de ce qui pouvait se rapprocher d’un spectacle spontané, sans aucun guide, sans profs, sans autre structure que celle que nous pouvions nous-mêmes nous donner. A la fin de la 3ème année aussi, on a la possibilité de faire de la mise en scène, dans le cadre même de la formation cette fois-ci, mais toujours sans profs. Avec une amie, Zoé, nous avons co-mis en scène Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny de Bertold Brecht et Kurt Weill. Ça a été une expérience très forte, pleine de découvertes.

VIS TU DU THÉÂTRE AUJOURD’HUI ?

Non. Pour l’instant, je participe à des projets non rémunérés.

UNE OU DES QUALITÉS POUR ÊTRE COMÉDIEN ?

Je commence tout juste de découvrir ce qu’est ce métier, alors je n’ai pas de conseils à donner !